Alors que les prières funéraires ont eu lieu dimanche devant le cercueil du guide suprême iranien assassiné, Ali Khamenei, de nombreux hauts responsables et trois des fils de l’ayatollah étaient présents. Parmi les disparus notables figuraient toutefois certains anciens présidents en désaccord avec le régime actuel.
Leur absence jette le doute sur le mantra de « l’unité » de Téhéran, qui a dominé la rhétorique tout au long des funérailles de Khamenei qui ont duré une semaine. Ce message visait à signaler aux États-Unis et à Israël qu’une action militaire n’a pas – et ne fera pas – renverser la République islamique ni fomenter la dissidence contre le régime, ont déclaré les experts.
Les funérailles de Khamenei, qui ont culminé jeudi avec son enterrement dans la ville de Mashhad, dans le nord-est du pays, ont rassemblé des millions de personnes en deuil qui croient sincèrement en la cause de la République islamique.
Mais ce n’est pas toute l’histoire ; Avec une population de 90 millions d’habitants, l’Iran est l’histoire de deux peuples : ceux qui pleurent et ceux qui ne le pleurent pas.
De nombreux Iraniens sont mécontents de ce spectacle, associant Khamenei à un régime oppressif qui n’a fait que réduire au silence la dissidence au fil des années. D’autres ressentent de l’apathie, certains considérant même les jours de funérailles comme une opportunité de quitter les villes encombrées. L’absence d’anciennes personnalités publiques montre également la forte emprise imposée par les organisateurs de l’événement, alors que la base de soutien du régime actuel se sent plus galvanisée que jamais.
L’absence notable du fils et successeur de Khamenei, Mojtaba,...
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